AGENDA SOCIAL LA DÉFENSE DU SYSTÈME MUTUALISTE Défiler le texte L’ÉGALITÉ DES DROITS LE POUVOIR D’ACHAT Défiler le texte Défiler le texte Le ministère de la transition écologique, suivi des Services du Premier ministre et ensuite de l’assemblée nationale faisaient le choix d’un opérateur issu de l’intelligence artificielle Alan. Ce choix était plus qu’étonnant car cette société n’arrive pas à être rentable et sa progression rapide l’oblige à lever des fonds très régulièrement. Et quels fonds?… Des investisseurs comme le fonds de pension anglo-saxon (le canadien OTPP), un fonds de Singapour, un puissant hedge fund américain, le fonds Lakestar basé à Francfort et également Belfius, structure héritière de Dexia Banque Belgique. En somme que des fonds dont l’objet est strictement lucratif. Ce même opérateur sera choisi plus tard par le ministère de l’économie et des finances. Ensuite ce sera le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire qui choisira le trio d’assureurs Agrica, Crédit Agricole Assurances et Groupama Ce consortium va décider de déléguer la gestion du contrat à Mercer. Mercer est une société du groupe Marsh McLennan (NYSE : MMC), cabinet de conseil international. Le ministère de la Justice optera pour le couple Interiale/AXA. Le ministère des Armées choisira un consortium composé de Harmonie mutuelle et Klesia Mut. Certains ministères maintiendront malgré tout un opérateur mutualiste comme le ministère des affaires étrangères avec le duo MGEN-MAEE (Mutuelle des Affaires Étrangères et Européennes), les ministères de la culture et de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche (MGEN) et le ministère de l’Intérieur avec la mutuelle générale de police (MGP) Mais comme on peut largement le constater l’engagement gouvernemental de soutenir le système mutualiste est loin d’avoir été tenu. Son amélioration était directement liée à la participation employeur à hauteur de 50% du panier de soins. Si la cotisation de l’agent paraît baisser au premier abord, il n’en est rien dès lors que l’on ajoute celle des agents droits, conjoints et enfants) qui fait exploser les tarifs bien au-delà des cotisations antérieures, un comble alors qu’il y a une prise en charge partielle de l’employeur. Pire dans certains ministères il faudra ponctionner sur le budget de l’action sociale pour aider des agents comme les familles monoparentales. La spécificité de décliner des accords par ministère permettait de tenir compte de la population à couvrir, de la moyenne d’âge, du taux de fidélisation, des spécificités des missions, etc. Pour autant ces spécificités ne devaient pas remettre en cause un choix imposé à l’origine par le gouvernement à savoir la fin du couplage santé / prévoyance et le maintien d’une prévoyance à adhésion facultative. Une fois de plus cet engagement n’a pas été tenu, le ministère de l’économie et des finances appliquant un contrat groupe à adhésion obligatoire santé et prévoyance créant une inégalité avec tous les autres ministères. À ces engagements non tenus on se doit de rajouter un fait politique et budgétaire majeur, à savoir depuis 2025, la réduction de 10% de notre rémunération quand on est en arrêt maladie. Finalement l’Etat employeur reprend d’une main ce qu’il a dépensé en finançant partiellement l’aide à la complémentaire santé. Au regard de la trahison inacceptable des fondements de l’accord interministériel, la FGF-FO a retiré sa signature et n’est plus engagée par son contenu.